
Des falaises grecques aux rochers romains…
Les Roc'Altitudien sont aussi des grimpeurs-voyageurs... L'an dernier, ils étaient allés
se fairevoirchezles grecs, à Kalymnos. Cette année, ils ont pu chauffer leurs chaussons sur les falaises italiennes en Finale di Ligure.Voici le récit de leur voyage et leurs impressions sur les falaises qu'ils ont visitées.
"Après avoir vu le dieu grec de la grimpe à Kalymnos l’an passé, nos esprits d’aventurier se sont interrogés sur le fait que quasiment tous les dieux grecs antiques avaient leur équivalent romain (tel Bacchus et Dionysos pour les plus connus). Donc nous avons cherché du coté de l’Italie et nos sources nous ont entraînés vers Finale di Ligure.
Effectivement, en ce lieu se trouve une trentaine de secteur pour plus de 2000 voies. Pour continuer la comparaison avec le dieu grec, le romain n’a pas choisi une île mais une péninsule et donc il a plus de place ce qui fait qu’il faut sur place une voiture (remarque c’est qu’à 5h00 de Bourg). Et les marches d’approche sont plus longues (pas pour tous les secteurs), ici le topo est obligatoire sinon pas moyen de se repérer. En ce qui concerne la géologie, le romain a plutôt choisi les trous et les alvéoles avec des inclinaisons dalleuses ou verticales, mais en cherchant bien on peut trouver des dévers avec des colonnettes. L’escalade est technique et athlétique pour ne pas dire exigeante et malheureusement le Dieu romain pense que nous sommes tous de bons grimpeurs s’échauffant dans le 6a. Autre intervention divine, l’accès et le pied des falaises sont très arborés contrairement au caillou pelé de Kalymnos, et comme son homologue grec les falaises sont plantées à quelques encablures de la mer.
C’en est fini pour le décor divin, et voilà ce qu’en ont fait les hommes : Tout d’abord, il y a une autoroute qui perturbe de façon visuelle et surtout sonore un certain nombre de secteur (pas tous heureusement avec le topo et en jouant avec les orientations et l’éloignement on trouve son bonheur). Puis il y a les abords des falaises, pas au pied mais dés qu’on s’éloigne de 10 mètres, qui sont des toilettes publiques à ciel ouvert où personnes n’a fait l’effort d’enterrer papier et excrément et plus généralement on trouve des ordures en tout genre (on commence à avoir voyagé un peu et c’est la première fois que ça nous choque autant). Et finalement il y a un dernier point qui est beaucoup plus subjectif mais qui, connu, une fois sur place vous évitera des surprises : l’équipement (points et relais) est généralement bon, mais en quantité reste identique à celui d’origine. Pour être clair, l’équipement des voies des années 70 / 80 est certain diront minimaliste, d’autre Jarbonnesque (vous voilà prévenu). La cotation aussi de ces mêmes voies est en plus tassée (comme le café italien), j’en ai des souvenirs émues. En bref, le topo donne l’année d’équipement de la voie (cela s’échelonne des années 70 à nos jours) et donc beaucoup d’indication.
Ces dernières lignes pourraient vous faire penser que nous n’avons pas apprécié notre séjour. Bien au contraire, mais nous avons plutôt un goût d’inachevé car je pense que l’escalade pour une première fois là-bas demande un certain temps d’adaptation et malheureusement alors que nous commencions à bien nous exprimer sur les falaises de Ligure, le mauvais temps nous a chassé.
Céline et Raphaël
PS : Nous avons une bonne adresse de pizzeria, qui vous laissera des souvenirs tant par la qualité, la quantité et le prix.
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